Principes et valeurs de la RépubliqueThème 1
- La devise de la République française est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
- L'article 1er de la Constitution dispose que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».
- Les principes et valeurs de la République reposent notamment sur la devise, les symboles nationaux, la laïcité, l'égalité (dont l'égalité femmes-hommes), les libertés fondamentales et la fraternité.
- La laïcité, inscrite à l'article 1er de la Constitution, garantit la liberté de conscience et la neutralité de l'État en matière religieuse.
Devise et symboles
- La devise de la République française est « Liberté, Égalité, Fraternité ».[1]
- La devise, la langue française, le drapeau tricolore et l'hymne national sont fixés par l'article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958.[2]
- On peut voir la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » sur les frontons des bâtiments publics (mairies, écoles) ainsi que sur des pièces de monnaie et des timbres.[1]
- Les symboles officiels de la République sont notamment le drapeau tricolore, l'hymne « La Marseillaise », la devise, Marianne et le 14 juillet.[3]
- L'emblème national est le drapeau tricolore, composé de trois bandes bleue, blanche et rouge ; c'est le seul symbole tricolore de la République.[3]
- L'hymne national de la France est « La Marseillaise ».[2]
- « La Marseillaise » a été composée en 1792 par Rouget de Lisle ; c'était à l'origine un chant de guerre.[3]
- « La Marseillaise » commence par « Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé ».[3]
- Le refrain de « La Marseillaise » est « Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons ! ».[3]
- Marianne est la figure allégorique qui incarne la République française et la liberté.[3]
- Marianne est traditionnellement représentée coiffée d'un bonnet phrygien.[3]
- On peut voir Marianne sous forme de buste dans les mairies, sur les timbres-poste et sur certaines pièces d'euro françaises.[1]
- Le prénom « Marianne » évoque la figure symbolique de la République française.[3]
- Le coq gaulois est un symbole traditionnel de la France ; on le retrouve notamment sur les maillots des équipes sportives françaises.[4]
- Le 14 juillet est la fête nationale française ; elle commémore la prise de la Bastille (1789) et la Fête de la Fédération (1790).[3]
- Chaque 14 juillet, un défilé militaire est traditionnellement organisé sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris pour célébrer la fête nationale.[3]
- La langue de la République est le français (article 2 de la Constitution).[2]
- Le régime politique de la France est une République démocratique.[2]
- Selon l'article 1er de la Constitution, la France est une République « indivisible, laïque, démocratique et sociale ».[2]
- La Constitution de la Ve République date du 4 octobre 1958.[2]
- Les symboles de la République sont notamment présentés sur le site internet de la présidence de la République, elysee.fr.[3]
Laïcité
- La laïcité repose sur la liberté de conscience, la séparation des Églises et de l'État, la neutralité de l'État et l'égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs convictions.[1]
- La loi de séparation des Églises et de l'État a été votée le 9 décembre 1905.[2]
- La loi de 1905 est considérée comme le texte fondateur de la laïcité en France.[2]
- Selon la loi de 1905, la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.[3]
- La loi de 1905 garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes.[2]
- La neutralité de l'État signifie que l'État ne privilégie aucune religion et traite tous les citoyens de manière égale, quelles que soient leurs croyances.[1]
- Chacun est libre de croire, de ne pas croire, de changer de religion ou de n'avoir aucune religion (une personne qui ne croit en aucun dieu est athée).[1]
- La laïcité garantit la liberté de culte : chacun peut pratiquer la religion de son choix, ou n'en pratiquer aucune, dans le respect de l'ordre public.[1]
- Les agents publics (fonctionnaires, agents de mairie, de préfecture, enseignants) doivent respecter une stricte neutralité religieuse dans l'exercice de leurs fonctions.[1]
- Ce sont les agents du service public qui doivent être neutres, et non les usagers : un usager reste libre de manifester sa religion tant qu'il ne trouble pas l'ordre public.[1]
- Un usager du service public peut se rendre dans une mairie en portant un signe religieux, à condition de respecter l'ordre public.[1]
- À l'école publique, les élèves ne peuvent pas porter de signes religieux ostensibles (loi du 15 mars 2004) ; seuls des signes discrets sont tolérés.[4]
- La laïcité à l'école protège les élèves du prosélytisme et garantit la liberté de conscience ainsi que l'égalité entre tous les élèves.[5]
- La Charte de la laïcité à l'École (2013) interdit notamment le prosélytisme et la contestation d'enseignements au nom de convictions religieuses ou politiques.[5]
- Un enfant ne peut pas refuser d'aller à l'école ou de suivre certains enseignements pour un motif religieux : l'instruction est obligatoire.[4]
- La journée de la laïcité est célébrée chaque année le 9 décembre, date anniversaire de la loi de 1905.[4]
- L'État peut financer l'entretien des édifices de culte construits avant 1905 (devenus propriété publique) et les aumôneries (hôpitaux, prisons, armée), par exception au principe de non-financement des cultes.[2]
- Les institutions et services publics (école, mairie, préfecture) doivent rester neutres en matière de religion.[1]
Égalité femmes-hommes
- Le principe d'égalité signifie que toutes les personnes sont égales devant la loi, sans distinction d'origine, de sexe, de religion ou de conviction ; elles ont les mêmes droits et les mêmes devoirs.[1]
- L'égalité entre les femmes et les hommes est un principe fondamental de la République.[2]
- Aucun métier ne peut être réservé aux hommes : toute discrimination fondée sur le sexe à l'embauche est interdite par la loi.[3]
- Un employeur ne peut pas refuser d'embaucher une personne en raison de son sexe ; il s'agit d'une discrimination punie par la loi.[3]
- Lors d'un entretien d'embauche, seules des questions liées à l'aptitude professionnelle et au poste peuvent être posées ; les questions sur la vie privée, la religion ou un projet de grossesse sont interdites.[3]
- La répudiation d'une épouse n'est pas reconnue en droit français ; seule une procédure de divorce, fondée sur l'égalité des époux, permet de rompre le mariage.[4]
- Filles et garçons reçoivent le même enseignement : un parent ne peut pas refuser que son enfant participe aux cours de sport (EPS) mixtes.[5]
- L'État lutte contre les discriminations : toute discrimination fondée sur le sexe, l'origine, le handicap, l'apparence, etc. est interdite et sanctionnée.[3]
Libertés fondamentales
- Une liberté est le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, dans les limites fixées par la loi.[1]
- La liberté d'expression permet à chacun d'exprimer librement ses opinions et ses idées, y compris par la parole, l'écrit ou sur les réseaux sociaux.[2]
- La liberté d'expression n'est pas absolue : l'injure, la diffamation, l'incitation à la haine ou à la violence et l'apologie du terrorisme sont interdites et punies.[2]
- Il est interdit d'insulter publiquement une personne en raison de son handicap, de son apparence, de son sexe ou de son origine : c'est une injure discriminatoire sanctionnée.[2]
- La liberté d'expression sur les réseaux sociaux est soumise aux mêmes limites que partout ailleurs : elle n'autorise pas les propos haineux ou illégaux.[2]
- L'antisémitisme désigne précisément la haine, l'hostilité ou les préjugés dirigés contre les personnes juives ; il est interdit et puni par la loi.[3]
- La liberté d'association permet à toute personne de créer une association ou d'y adhérer librement (loi du 1er juillet 1901).[4]
- Une association est un groupement de personnes réunies autour d'un projet commun dans un but autre que le partage de bénéfices (but non lucratif).[5]
- Les associations ont un rôle social, culturel, sportif, humanitaire ou d'entraide et permettent aux citoyens de s'engager et de défendre des causes.[5]
- La liberté de circulation (liberté d'aller et venir) permet à chacun de se déplacer et de circuler librement sur le territoire ; c'est une liberté fondamentale à valeur constitutionnelle.[6]
- Brûler ou dégrader publiquement un drapeau français dans des conditions portant atteinte à l'ordre public est un délit (outrage au drapeau tricolore), puni par la loi.[7]
- En vertu de la liberté individuelle, une personne peut notamment choisir sa religion, se marier avec la personne de son choix et exprimer ses opinions.[8]
- Un titre de séjour permet à un étranger de séjourner régulièrement en France et d'y accomplir ses démarches (travailler, demander la nationalité, etc.).[9]
Fraternité et solidarité
- La fraternité, troisième valeur de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », désigne la solidarité et l'entraide entre toutes les personnes.[1]
- « Liberté, Égalité, Fraternité » est la devise de la République ; la fraternité invite au respect et à la solidarité envers autrui.[2]
- La participation citoyenne peut prendre la forme du vote, de l'engagement dans une association ou du bénévolat.[3]
- Les impôts sont des versements obligatoires qui servent à financer les dépenses publiques et les services publics (écoles, hôpitaux, routes, sécurité, justice).[4]
- Déclarer ses revenus à l'administration fiscale est une obligation pour toute personne dont le domicile fiscal est en France.[5]
- La Sécurité sociale a été créée en 1945 (ordonnances des 4 et 19 octobre 1945) pour protéger les personnes contre les risques sociaux (maladie, vieillesse, famille).[6]
- La solidarité nationale se traduit notamment par la Sécurité sociale et par la redistribution financée par l'impôt.[6]
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Le régime de la France est :
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Que représente Marianne ?
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Déclarer ses revenus aux services fiscaux est :
Quelle est la devise de la République française ?
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